Nom deux dieux – Episode 1

Vous êtes-vous déjà demandé comment expliquer toutes ces petites misères du quotidien ? Toutes ces choses qui s’enchainent et n’arrivent qu’à vous et jamais aux autres ?

Rien n’est dû au hasard !

Nom Deux Dieux est la réponse.

A suivre…

Un « Braqueur malgré lui » en plein tournage

Samedi matin, l’équipe de Maizières studio a posé sa caméra rue Gornet-Boivin et rue Lacour à Romilly pour tourner son cinquième moyen-métrage

« Scène 3 plan 2 prise 1. Action ! » Une Renault Celtaquatre des années 30 s’arrête dans la rue Lacour. Des hommes déguisés en religieuses descendent du véhicule et se dirigent vers la Banque populaire, pour certains un pistolet à la main.
« Coupez ! On la retourne, sans faire tomber d’arme par terre », signale le cadreur, Adrien Pulby, relayé derrière la caméra par Anouche Iknoyan. Les comédiens remontent dans la voiture. L’ingénieur son Mathieu Gonçalves se tient prêt avec son micro-perche.
Une partie des rues Gornet-Boivin et Lacour a été transformée en plateau de cinéma samedi matin. L’association locale Maizières studio a en effet choisi Romilly, entre autres, pour réaliser son cinquième moyen-métrage : Braqueur malgré lui – l’histoire est relatée dans notre édition de dimanche. « Nous avons déjà fait un film policier, d’autres sur la Renaissance, la Seconde Guerre mondiale… », précise le président, Adrien Robin. Un documentaire fiction sur Hugues de Payns ou encore un reportage sur le don du sang complètent la filmographie de ces amateurs du septième art qui sont pour la plupart étudiants.

En ce premier jour de tournage, l’équipe s’est consacrée à la scène clé de l’opus : le braquage. Le scénario est né sous la plume de Julien Corbet et de Teddy Piat. Entre deux prises, ce dernier, qui a coiffé la casquette de premier assistant, briefe les acteurs. « Vous partez et l’ambulance vient juste derrière. » Chaque plan a été préparé en amont sur le terrain.


Une vingtaine d’acteurs et de figurants

Adrien Robin court partout. Le réalisateur doit jongler entre les passants qui se retrouvent dans le champ, les véhicules qui veulent passer… L’association a obtenu l’autorisation de la Ville pour couper une portion de la rue Gornet-Boivin.
« La mairie est partenaire de notre projet. Pour le matériel, nous avons

reçu le soutien de l’office régional culturel de Champagne-Ardenne, de l’IUT de Troyes et de la ligue de l’enseignement de l’Aube. »

Certains badauds s’arrêtent par curiosité. « La population apprécie malgré quelques-uns qui râlent car nous avons barré la route. » Le directeur de la banque s’est glissé parmi les spectateurs. L’après-midi, l’intérieur de son établissement servira de décor. « J’ai accepté d’accueillir ce tournage en prenant les mesures de sécurité nécessaires. C’est dans notre philosophie d’accompagner les jeunes créateurs de la région. »


Jusqu’au 27 février

À ses côtés, un homme en tenue de policier patiente. Derrière l’uniforme se cache l’oncle du président. « Je suis figurant. Je dois interpeller un supposé voleur. C’est tout ce que je sais. On devait m’envoyer le scénario par internet mais je ne l’ai pas reçu. Ça devrait aller, je n’ai pas un grand rôle », se rassure Jean-Marie Robin, musicien chanteur dans la vie. Celui qui devait jouer son collègue n’est pas encore arrivé. Finalement, le régisseur le remplacera au pied levé. Un aléa parmi d’autre… La caméra a ainsi joué un mauvais tour samedi matin. « Nous avons eu un problème de bande. Nous avons dû retourner des scènes. »
Une vingtaine d’acteurs et de figurants bénévoles fait partie de la distribution, dont un cascadeur professionnel. Les rôles ont été attribués aux membres de l’association et sur casting. Des ambulanciers de Garnier ont campé leur propre personnage.
Le clap de fin devrait être donné le 27 février. L’association a prévu de poser sa caméra avenue Danton, rue de la Boule-d’Or et devant le char à Romilly, dans un hangar de Saint-Just et dans un appartement de Nogent.

Ce moyen-métrage de plus de 45 mn au ton burlesque « sortira en fin d’année. Nous le projetterons dans des salles locales. »

Source : l’est-éclair